Qu'est-ce qu'on était contents, hier soir à TF1 ! « Nous avons passé un très bel été en termes d'audience, leader sur tous les access et les prime time », a lancé Nonce Paolini, le grand timonier de la Une, à l'occasion de la présentation de la nouvelle grille des programmes. Une performance qui doit beaucoup à une certaine émission de télé réalité, où des exhibitionnistes inconnus passent (donc) leur temps à se mettre à poil et à parler comme des charretiers alcooliques : Secret Story. Du beau, du bon, du trash. Sauf pour le patron de TF1. « Il ne faut pas s'émouvoir pour deux fesses et un bout de sein, déclare-t-il. Secret Story, c'est un sujet de société. Les ados s'en amusent, il y a un vrai phénomène de distanciation avec ce qu'ils voient à l'écran. »
Encore un peu court tout de même. Et là, Nonce Paolini enfonce le clou, révélant au passage sa fibre paternelle : « C'est vrai que le langage des ados peut choquer les adultes. Mes filles, qui sont au lycée Janson-de-Sailly, pas vraiment un lycée en difficulté (on confirme, ndlr) parlent avec cette crudité. Sans tomber dans la sociologie de bastringue, c'est ainsi. » Tous les jeunes téléspectateurs d'ici ou d'ailleurs regarderaient donc Secret Story au second degré. C'est donc ça. Qu'est-ce que c'est pratique, le second dégré ! Ça permet de faire passer n'importe quoi. Comme nous le rappellent, dans ce reportage, nos amis grolandais.